| Niobé |
|
|
- Niobé
- Page 2




sur 0 vote(s)(Seuls les membres enregistrés peuvent noter les articles)
2006-10-03 04:49:08
Page 1 sur 2
Niobé était la reine de Thèbes et jamais il n'y eut femme plus heureuse. A travers toute la Grèce, d'une côte à l'autre, les gens parlaient de son époux le roi Amphion, et de son talent pour jouer de la lyre. Lorsqu'ils avaient dû construire les murs de la ville de Thèbes, le roi n'avait eu qu'à chanter une de ses jolies chansons et les rochers s'étaient brisés d'eux-mêmes. Les pierres, charmées, l'avaient suivi et s'étaient entassées toutes seules en murailles épaisses.p>Le père de Niobé était Tantale. Elle était très fière de son amitié avec les dieux. Les greniers royaux étaient pleins de blé, les troupeaux étaient gras et les coffres du palais regorgeaient d'or et d'argent. La reine ne manquait de rien. Mais son orgueil suprême était d'avoir donné naissance à sept beaux garçons et à autant de ravissantes filles.
Un jour, toutes les pieuses femmes de Thèbes, les cheveux ornés de lauriers, s préparaient à faire de grands sacrifices en l'honneur de la déesse Léto et de ses enfants, Apollon et Artémis.
Niobé, courroucée, les surveillait, quand finalement la colère lui fit quitter le palais. Elle descendit dans la ville avec ses suivantes, semblable à une déesse dans son magnifique manteau tissé d'or, sa brillante chevelure lui retombant sur les épaules. Telle une divinité, elle fendit la foule des femmes en prières qui versaient de l'encens sur les feux sacrés.
"Etes-vous devenues folles?" leur demanda-t-elle. "Vous offrez des sacrifice à des dieux que vous n'avez jamais vus. Pourquoi n'en faites-vous pas pour moi ? Vous me connaissez sûrement mieux que Léto. Mon mari est le fameux roi Amphion. Mon père était le roi Tantale. Il participait aux festins des dieux et partageait 1 nectar et l'ambroisie. J'ai plus de trésors que n'importe quelle déesse et bien plu d'enfants que Léto. J'ai sept fils et sept filles alors qu'elle n'a qu'Apollon et Artémis. Ma famille est noble, riche et féconde. Aucune divinité ne peut comparer son bon heur au mien et même s'il diminuait, il serait encore bien grand! Quittez les autel et les sacrifices. Priez celle qui le mérite!"
Les femmes s'effrayèrent de la colère royale, elles enlevèrent les lauriers de leur cheveux et abandonnèrent les sanctuaires. Mais en elles-mêmes, elles demandèrent pardon à Léto.
Celle-ci, du sommet de la montagne, n'avait rien perdu de la scène qui s'étai déroulée à Thèbes. Son cœur se mit à battre lorsqu'elle vit Niobé détourner les Pieuses femmes de leur devoir.
" Mes enfants," dit-elle au dieu Apollon et à la déesse Artémis, "votre mère a été gravement offensée par une simple mortelle. La folle a chassé les fidèles de mes autels, elle a mis ses enfants au-dessus de vous et elle s'est moquée de moi! " Léto allait poursuivre son discours quand son fils s'exclama : "Cessez de vous lamenter, ma mère, vous ne faites que retarder sa punition!" Apollon et Artémis s'enroulèrent dans un nuage comme dans un manteau et, ainsi cachés aux yeux des hommes, ils descendirent à travers le ciel d'azur près des murailles de Thèbes.
Devant les portes de la ville, les sept fils de Niobé s'exerçaient à la lutte et aux jeux de la guerre.
L'aîné galopait en rond sur un robuste cheval, retenant fermement par la bride l'animal écumant, quand soudain il poussa un cri et tomba. La flèche d'Apollon vibrait encore dans sa poitrine.
Le second frère avait entendu siffler la flèche. Il se retourna et fut saisi de terreur à la vue d'un sombre nuage immobile dans le ciel. Il pressa sa monture, mais en vain: d'une seconde flèche, Apollon avait déjà transpercé sa nuque.
Un jour, toutes les pieuses femmes de Thèbes, les cheveux ornés de lauriers, s préparaient à faire de grands sacrifices en l'honneur de la déesse Léto et de ses enfants, Apollon et Artémis.
Niobé, courroucée, les surveillait, quand finalement la colère lui fit quitter le palais. Elle descendit dans la ville avec ses suivantes, semblable à une déesse dans son magnifique manteau tissé d'or, sa brillante chevelure lui retombant sur les épaules. Telle une divinité, elle fendit la foule des femmes en prières qui versaient de l'encens sur les feux sacrés.
"Etes-vous devenues folles?" leur demanda-t-elle. "Vous offrez des sacrifice à des dieux que vous n'avez jamais vus. Pourquoi n'en faites-vous pas pour moi ? Vous me connaissez sûrement mieux que Léto. Mon mari est le fameux roi Amphion. Mon père était le roi Tantale. Il participait aux festins des dieux et partageait 1 nectar et l'ambroisie. J'ai plus de trésors que n'importe quelle déesse et bien plu d'enfants que Léto. J'ai sept fils et sept filles alors qu'elle n'a qu'Apollon et Artémis. Ma famille est noble, riche et féconde. Aucune divinité ne peut comparer son bon heur au mien et même s'il diminuait, il serait encore bien grand! Quittez les autel et les sacrifices. Priez celle qui le mérite!"
Les femmes s'effrayèrent de la colère royale, elles enlevèrent les lauriers de leur cheveux et abandonnèrent les sanctuaires. Mais en elles-mêmes, elles demandèrent pardon à Léto.
Celle-ci, du sommet de la montagne, n'avait rien perdu de la scène qui s'étai déroulée à Thèbes. Son cœur se mit à battre lorsqu'elle vit Niobé détourner les Pieuses femmes de leur devoir.
" Mes enfants," dit-elle au dieu Apollon et à la déesse Artémis, "votre mère a été gravement offensée par une simple mortelle. La folle a chassé les fidèles de mes autels, elle a mis ses enfants au-dessus de vous et elle s'est moquée de moi! " Léto allait poursuivre son discours quand son fils s'exclama : "Cessez de vous lamenter, ma mère, vous ne faites que retarder sa punition!" Apollon et Artémis s'enroulèrent dans un nuage comme dans un manteau et, ainsi cachés aux yeux des hommes, ils descendirent à travers le ciel d'azur près des murailles de Thèbes.
Devant les portes de la ville, les sept fils de Niobé s'exerçaient à la lutte et aux jeux de la guerre.
L'aîné galopait en rond sur un robuste cheval, retenant fermement par la bride l'animal écumant, quand soudain il poussa un cri et tomba. La flèche d'Apollon vibrait encore dans sa poitrine.
Le second frère avait entendu siffler la flèche. Il se retourna et fut saisi de terreur à la vue d'un sombre nuage immobile dans le ciel. Il pressa sa monture, mais en vain: d'une seconde flèche, Apollon avait déjà transpercé sa nuque.
Sommaire
- Niobé
- Page 2

