AccueilMythologie GrecqueMythes GrecsLa guerre de Troie
La guerre de Troie Version imprimable Suggérer par mail
Sommaire Appréciation des utilisateurs: ratingratingratingratingrating sur 0 vote(s)
(Seuls les membres enregistrés peuvent noter les articles)
Page 2 sur 3


Achille aussi faisait partie de l'expédition.  C'était le guerrier le plus brave de Grèce et on le disait invulnérable.  Lorsqu'il était né, sa mère la nymphe Thétis avait voulu savoir quel serait son destin.  Quand elle apprit qu'il deviendrait un héros fameux mais mourrait jeune au cours d'une bataille, elle le plongea dans l'eau magique du Styx en le tenant par le talon.  Le liquide miraculeux le rendit invincible, sauf s'il était frappé au talon, qui n'avait pas été immergé.  Comme beaucoup d'autres héros, il avait été élevé par le sage et robuste centaure Chiron.  Vêtu d'une magnifique armure, beau comme un jeune dieu, Achille s'embarqua donc avec son meilleur ami, le fidèle Patrocle.

Douze cents bateaux grecs dont le roi Agamemnon assurait le commandement se rassemblèrent.  Avant le départ, les combattants se réunirent sous un grand platane pour offrir des sacrifices aux dieux immortels.  C'est alors que Zeus leur envoya un présage : un serpent s'enroula autour du tronc de l'arbre et étouffa huit jeunes oiseaux avec leur mère, puis il se changea en pierre.  Les oracles interprétèrent cet augure en disant que la guerre durerait neuf ans et au bout du dixième Troie serait vaincue.

La flotte était prête; les Grecs n'attendaient plus qu'un vent favorable.  Les voiles pendaient dans le vide et pas une feuille ne bougeait sur les arbres.  La déesse de la chasse, Artémis, s'était brouillée avec le roi Agamemnon parce qu'il avait tué sa biche favorite, aussi retenait-elle au port l'armée du souverain.  Cette situation se prolongea un certain temps jusqu'à ce que les prêtres conseillent au roi d'apaiser par un sacrifice la colère divine.

« Offre-lui ta fille Iphigénie,» lui dirent-ils.

Agamemnon hésita devant une aussi cruelle exigence, mais le succès de l'expédition était en jeu.  Aussi fit-il porter une lettre à la princesse, lui demandant de le rejoindre au camp.  A peine le messager fut-il parti qu'il réalisa l'atrocité de son- acte et il écrivit à nouveau à sa fille en lui disant de rester chez elle.  Malheureusement Ménélas vit le second courrier et l'intercepta.  Il craignait, si la déesse n'était pas satisfaite, de n'être jamais vengé.  C'est pourquoi Iphigénie, obéissant au premier vœu de son père, se mit en route pour le retrouver.  Agamemnon, désespéré, dut l'accueillir, et les prêtres commencèrent à préparer le sacrifice.  Lorsqu'ils vinrent la chercher et la conduisirent à l'autel, le malheureux roi se voila la face.  Soudain le brouillard tomba, le vent prit Iphigénie dans ses ailes et l'emporta en Tauride où elle devint prêtresse de la divine Artémis.  La déesse réconciliée substitua à Iphigénie une biche.

Une fois la déesse apaisée, une brise favorable fit frissonner la mer et gonfler les voiles.  Les bateaux purent enfin quitter le port.

Après une longue traversée, les sentinelles troyennes aperçurent un jour les mâts et les voiles de la flotte ennemie.  Tous les guerriers de la ville s'élancèrent à sa rencontre les armes à la main, sous le commandement du fils aîné de Priam : Hector.

Ils espéraient pouvoir empêcher le débarquement.

Une prophétie avait dit aux Grecs que le premier qui poserait le pied sur le sol troyen rencontrerait la mort.  A peine le premier navire avait-il atteint la côte qu'un jeune homme sauta à terre, choisissant librement son destin.  Les troupes se précipitèrent derrière lui et les Troyens durent battre en retraite.  Le premier pas d'Achille sur ce territoire étranger fut tellement ferme qu'une source jaillit sous son talon.  Il se mit à se battre avec une énergie farouche, si bien que ses adversaires, dûment refoulés et terrifiés à la vue de son glaive et de son armure scintillante, se replièrent derrière les murs de la ville.

Les Grecs tirèrent alors leurs bateaux sur la plage, établirent leur camp et l'entourèrent d'une palissade.  Autour de la tente d'Achille fut élevé un mur de solides poteaux.  La porte en était si lourde que trois hommes arrivaient à peine à la soulever.  Seul Achille, le héros, pouvait l'ouvrir.

Chaque jour les assaillants firent des incursions en territoire ennemi, et ils revenaient toujours avec un riche butin.  Pourtant la cité de Troie résistait encore à toutes les attaques.

Pendant neuf ans la victoire oscilla entre les deux camps, pendant neuf ans les veuves troyennes pleurèrent leurs maris et la terre troyenne s'imprégna du sang grec.

La dixième année, une violente querelle opposa Achille à Agamemnon au sujet du partage du butin.  Ce dernier, qui était commandant en chef de l'expédition, se prévalait de sa situation pour léser le héros et le forcer à abandonner une partie de ce qui lui revenait dans les trésors confisqués.  Profondément humilié, le jeune guerrier refusa de continuer à combattre et alla se plaindre à sa mère, la nymphe Thétis.  Celle-ci était déjà au courant de l'injustice dont son fils était la victime, elle sortit des vagues écumantes et tenta de le consoler.  Achille lui demanda alors d'intercéder auprès du roi des dieux, Zeus, pour que les armées d'Agamemnon soient défaites par l'ennemi.  La mère aimait trop son fils pour lui refuser quoi que ce soit.  Elle accéda à sa prière et les Grecs se mirent à perdre bataille après bataille.  Pendant ce temps-là, le héros restait paresseusement assis sous sa tente, à côté de son épée et de sa lance devenues inutiles.  Devant le succès de leurs troupes, les Troyens devinrent comme fous.  Un jour, ils arrivèrent même à réussir une percée dans le camp adverse et commencèrent à mettre le feu aux navires.  Mais l'odeur de la fumée ne fit même pas sortir Achille de sa retraite.

Lorsque le danger qui menaçait les Grecs devint très pressant, Patrocle accourut chez son ami en le suppliant de lui prêter son armure puisqu'il ne voulait plus se battre.  Les Troyens s'imagineraient peut-être que le brave Achille se lançait à nouveau dans la bataille et ils reflueraient certainement vers la cité.

Le héros consentit au subterfuge et prêta à son fidèle compagnon son éblouissante armure.

«Ne te laisse pas entraîner au plus profond de la mêlée,» lui conseilla-t-il. «Ne fais qu'apparaître, l'aspect seul suffira.  Dès que les Troyens auront quitté le camp, reviens immédiatement ici. je ne consens à ce prêt que pour sauver notre flotte. » Patrocle se vêtit promptement, se coiffa du casque orné d'une crinière de cheval et choisit deux lances.  Il laissa celle d'Achille à sa place, car personne hormis ce dernier ne parvenait à la soulever.  Enfin il se munit de son bouclier et se mit à la tête des troupes grecques.  A sa vue, l'ennemi se mit à trembler comme une prairie sous le vent.  Ayant reconnu la redoutable armure, ils s'imaginèrent que le héros s'était réconcilié avec Agamemnon et qu'il reprenait la lutte.  Les lignes troyennes se clairsemèrent, puis les guerriers amorcèrent une retraite précipitée.  Les Grecs sous la direction de Patrocle continuèrent à les repousser, bouclier contre bouclier, casque contre casque, tel un mur vivant.  Leur nouveau chef, grisé par la réussite de sa ruse, se frayait un chemin avec son épée pour aller se mesurer au commandant troyen Hector.  Alors il oublia le conseil d'Achille et se laissa surprendre en terrain découvert.  Aussitôt entouré par ses adversaires, l'un d'eux réussit à le blesser et Hector l'acheva d'un coup mortel.  Autour de sa dépouille se déroula un combat acharné entre les deux camps qui se disputaient le corps du jeune homme.  Bien qu'Hector se soit déjà emparé de la magnifique armure, les Grecs réussirent à rapporter le défunt avec eux.

  Quand Achille, qui était resté dans sa tente, apprit la triste nouvelle, il fut accablé de chagrin.  Il répandit de la poussière sur sa tête et l'écho de ses plaintes retentit tout le long de la côte.  Entendant ses gémissements, sa mère quitta son abri marin et alla rendre visite à son malheureux fils.  Elle le trouva brûlant d'une fureur vengeresse.  Le regardant avec tristesse, elle lui dit :

«Si tu tues Hector, la mort te frappera bientôt à ton tour. »

«Je préfère cent fois mourir,» s'exclama Achille, «que de laisser en vie le meurtrier de mon ami.»

Sommaire
Navigation

Vous êtes sur la page 2 sur 3
Page Précedente : La guerre de Troie       Page Suivante : Page 3

Identification




Créer un compte
Mot de passe oublié?

Publicité

 
Partenaires : Voyages Vacances pas cher | locations saisonnières | Poitiers | Photos de Voyage | Location vacances | Liste des pharaons | www.montagne-online.com | e-slovenie.com