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L'Odyssée d'Ulysse Version imprimable Suggérer par mail
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 Lorsque les flammes eurent dévasté  Troie et que la ville ne fut plus qu'un tas de cendres, Ulysse, roi d'Ithaque, s'embarqua avec sa flotte composée de douze navires.  Il était impatient de retrouver sa terre natale d'Ithaque, mais le destin lui avait préparé le plus extraordinaire voyage qu'ait jamais fait aucun marin.p>Dès qu'ils eurent quitté le port, un vent terrible les détourna de leur direction, malgré les efforts redoublés des robustes rameurs.  Ils furent ainsi repoussés jusqu'à une côte inconnue, celle de la cité des Cicones, Ismare.  Les Grecs débarquèrent et prirent la ville par surprise.  Le butin en valait la peine!

Ulysse était d'avis de quitter immédiatement ce rivage étranger, mais ses compagnons ne voulurent pas lui obéir.  Ils débouchèrent des outres de vin, allumèrent des feux et rôtirent de la viande.  Pendant ce temps les Cicones avaient appelé leurs voisins à la rescousse.  Aussi nombreux que des feuilles sur les branches d'un arbre, ils attaquèrent à l'aube les pillards alourdis par les festivités de la veille.  Chaque navire perdit six hommes, et les rescapés ne trouvèrent leur salut que dans la fuite.  Ils regagnèrent en hâte leurs bateaux et levèrent l'ancre précipitamment.

Ils ne naviguaient pas depuis longtemps que de nouveau le ciel se couvrit et une tempête se leva.  De furieuses rafales arrachèrent la moitié des gréements.  C'est à grand-peine que les rameurs réussirent à atteindre une île voisine.  Deux jours et deux nuits ils restèrent sur la plage, se reposèrent, remirent les voiles en état et redressèrent les mâts.  Puis ils repartirent, espérant arriver enfin à atteindre leur patrie, mais le vent déchaîné les rejeta une fois encore sur un rivage inconnu.  Ils débarquèrent donc sur la terre ferme et renouvelèrent leur provision d'eau potable.  Ulysse envoya trois marins en reconnaissance, pour apprendre qui étaient les habitants de cette contrée.  Comme après un long moment ils ne revenaient toujours pas, le héros, inquiet sur le sort de ses hommes, partit à leur recherche.  Il découvrit rapidement la raison de leur absence.

Ce pays était celui des Lotophages, dont l'hospitalité était fort réputée.  Ils recevaient aimablement tous les étrangers et leur offraient de partager leur seule nourriture : le fruit sucré du lotus.  Quiconque avait goûté une seule fois ce mets raffiné ne souhaitait plus jamais repartir mais désirait rester dans leur contrée jusqu'à sa mort.  C'est ainsi que les trois émissaires grecs étaient devenus à leur tour victimes de cet étrange charme.  Ulysse dut employer la force pour les ramener avec lui et, bien ligotés, les fit installer à fond de cale.  Leurs liens ne furent détachés que lorsque l'île fut hors de vue.

Après quelques jours d'une navigation paisible, les navires atteignirent la côte d'une nouvelle contrée.  Un troupeau de chèvres sauvages qui couraient sur les collines donna aux Grecs l'idée d'aller chasser.  Peu de temps après ils revinrent à leur camp, les sacs gonflés de gibier.  Des feux furent allumés et une agréable odeur de viande grillée se répandit dans l'air.  Puis les Grecs arrosèrent leur souper avec du vin pris aux Cicones.

Mais la curiosité d'Ulysse était aiguisée par un lambeau de terre entourée d'eau qui se trouvait tout près de l'endroit où ils se reposaient.  Malheureusement pour lui, il ne pouvait deviner que c'était le pays des redoutables Cyclopes, des géants qui ne labouraient ni ne semaient jamais aucune graine, et qui étaient pourtant très riches.

Aussi le lendemain, dès que la nuit eut disparu sous les doigts de rose de l'étoile du matin, Ulysse entreprit avec un seul équipage la traversée qui le tentait.  Les autres bateaux restèrent cachés dans une crique à l'abri des regards.  Plus son navire se rapprochait du sol inconnu, plus grande était sa stupéfaction.  Bien que la terre ne soit pas cultivée, d'énormes épis de blé mûrissaient dans les plaines et de lourdes grappes juteuses ornaient la vigne sauvage qui serpentait sur les coteaux.

Ulysse ordonna à ses marins de jeter l'ancre dans une baie tranquille et lui-même, accompagné de douze braves, partit à la découverte de la nouvelle contrée.

Cherchant avec obstination des traces de vie humaine, ils se frayèrent un chemin parmi les ronces et les branches des arbres qui ployaient sous le poids des fruits.  Ils s'arrêtèrent enfin au pied d'une montagne rocheuse, devant l'entrée obscure et béante d'une grotte à moitié envahie par les lauriers.  Un mur de gigantesques pierres était sommairement érigé autour de la caverne, il aurait fallu la force d'un géant pour soulever l'une d'elles.  Derrière cet enclos bêlaient d'innombrables chèvres, moutons et agneaux.

Les Grecs franchirent l'enceinte et entrèrent dans la grotte.  Ils virent alors des fromages entiers exposés sur des feuilles et des récipients prêts pour la prochaine traite.  Les fromages et les pots étaient d'une taille si prodigieuse que les héros essayèrent de persuader Ulysse de regagner le bateau.  Mais celui-ci leur recommanda d'attendre au moins le retour du géant.  Il était curieux d'éprouver son hospitalité et il retint ses compagnons dans la caverne jusqu'au soir.

Au crépuscule, des pas pesants se firent entendre.  Ils étaient tellement lourds et sonores que du sable tomba du plafond de la grotte.  Le géant Polyphème apparut, porteur d'un énorme tronc d'arbre.  Il le laissa tomber sur le sol, poussa un énorme rocher pour fermer l'entrée de la caverne et fit un feu.  Les flammes s'élevèrent bientôt, éclairant le visage du géant.  C'est alors que les Grecs remarquèrent qu'il n'avait qu'un seul oeil au milieu du front, et cet oeil unique les examinait attentivement.

«Qui êtes-vous, étrangers?» demanda-t-il d'une voix rude, «et que cherchez vous ici?» «Nous sommes Grecs,» dit Ulysse en s'avançant bravement. «Nous revenons de la ville de Troie que nous avons conquise et nous te demandons l'hospitalité.  Tu sais aussi bien que nous que les dieux commandent de traiter les invités avec respect. » Polyphème éclata de rire et toute la caverne trembla:

« Les dieux ? Ils commandent ? je n'ai que faire de tes dieux ! Nous, les Cyclopes, nous sommes plus forts qu'eux et je suis le plus grand des Cyclopes.

 

Nous faisons ce qui nous plaît, comprends-tu ? Et où avez-vous débarqué ? Parle ! » Ulysse qui était très rusé comprit qu'il était préférable que le désagréable géant n'apprenne pas où était leur bateau.

«Nous n'avons pas de navire,» répondit-il, «Poséidon, le roi des mers, a jeté notre vaisseau contre un rocher, et nous sommes les seuls rescapés; tous les autres sont morts.»

Le Cyclope ne dit rien, il tendit en silence la main et se saisit de deux Grecs qu'il dévora avec une satisfaction évidente.  Puis il but du lait de chèvre et s'installa pour la nuit, au milieu de son troupeau.

Les héros furent glacés d'horreur.  Le souvenir de cet effroyable repas les empêcha de dormir.  Ils implorèrent avec désespoir l'aide de Zeus.  Quant à Ulysse, il se demandait s'il ne devrait pas tuer avec son épée le géant endormi.  Mais s'il le supprimait, qui déplacerait le rocher qui bouchait l'entrée de la caverne ? En réunissant toutes leurs forces ils n'y arriveraient pas.

Le lendemain matin, le monstre ralluma le feu, et procéda à la traite des brebis et des chèvres.  Puis il s'empara à nouveau de deux Grecs et les mangea pour son petit déjeuner.  Lorsqu'il eut avalé la dernière bouchée, il repoussa le rocher comme si c'était une petite barrière, fit sortir son troupeau et referma la caverne derrière lui de façon à ce que ses prisonniers ne puissent s'échapper.

Les malheureux captifs s'assirent tristement autour du feu qui achevait de se consumer en attendant avec anxiété le retour du Cyclope.  Seul Ulysse ne cessa pas d'élaborer des plans d'évasion.  Les idées lui venaient les unes après les autres, mais il les repoussait toutes car elles présentaient trop de risques.  Tandis qu'il examinait la grotte à la recherche d'une issue, il aperçut la massue du géant, qui était posée ,contre la paroi.  Elle était aussi grande que le mât d'un puissant navire.  Alors qu'il la regardait, une ruse lui vint à l'esprit.  Il tailla un morceau de bois dans le gourdin et appela ses amis pour le polir et l'aiguiser.  Puis il expliqua son plan.  Ils tirèrent au sort quatre hommes qui devraient aider leur chef dans sa tâche.  Ensuite ils cachèrent très soigneusement l'épieu de bois qu'ils avaient préparé.

Vers le soir, Polyphème revint avec son troupeau et referma l'entrée derrière lui.  Il s'assit et, après avoir récolté le lait de ses bêtes, il choisit deux nouvelles victimes.  Puis il se prépara à se coucher.  C'est alors qu'Ulysse s'approcha de lui, et, lui tendant une coupe pleine d'épais vin ciconien que les prisonniers avaient gardé avec eux dans une outre, lui dit :

«Bois, Cyclope.  Peut-être que cette coupe de savoureux breuvage adoucira la cruauté de ton cœur.»

Le géant avala le liquide d'un seul trait et le trouva fort bon. «Verse encore,» ordonna-t-il.

Ulysse obéit, à la grande satisfaction de Polyphème.

«Jamais je n'ai bu un vin aussi délicieux,» déclara ce dernier. «Aussi ne serai-je pas ingrat : dis-moi ton nom, et je te ferai à mon tour un présent. »

Le héros servit à nouveau le Cyclope et lui dit avec ruse :

«Je vais te dire mon nom, mais n'oublie pas le cadeau que tu m'as promis. je m'appelle Personne; Personne est le nom que m'ont donné mes parents et mes amis.»

Le géant bredouilla sa réponse, car déjà le vin avait rendu sa langue pâteuse : « Ecoute-moi, je t'aime bien.  Je te mangerai en dernier, mon cher Personne, tel sera mon présent.»

Puis il se tut, s'abattit lourdement sur le sol et s'endormit de l'épais sommeil des ivrognes.  Alors Ulysse et ses compagnons se saisirent de l'épieu qu'ils avaient préparé et le firent rougeoyer dans les braises.

Lorsqu'il fut bien incandescent, ils le soulevèrent et de toutes leurs forces l'enfoncèrent tout droit dans l’œil unique du Cyclope.

Polyphème se réveilla avec un cri atroce qui ébranla les parois de la grotte et toute la montagne.  Terrorisés, les Grecs se cachèrent dans les recoins de la caverne. Le géant arracha le pieu aussi facilement que s'il s'était agi d'une écharde, et se mit tituber fébrilement dans son antre.  Comme il était devenu aveugle, les captifs purent se cacher derrière les rochers saillants, si bien que le monstre n'écrasait entre es doigts que des pierres et de l'argile.

Ses gémissements et ses imprécations furent entendus des autres Cyclopes.  Ils sortirent en courant de leurs grottes et lui demandèrent ce qui lui était arrivé, et pourquoi il les avait réveillés.  Est-ce que quelqu'un essayait de l'assassiner ?

Fou de douleur, Polyphème arrivait tout juste à hurler

«Personne est en train de me tuer, Personne.»

Les géants hochèrent la tête et crièrent :

«Personne?  Alors pourquoi hurles-tu ? Est-ce que Zeus t'a envoyé une maladie ? prie donc ton père Poséidon pour qu'il allège ta souffrance.»

Et les monstres s'en retournèrent chez eux.

Le lendemain matin le Cyclope entrouvrit en geignant l'accès de la caverne pour laisser les chèvres et les brebis aller dans leurs pâturages.  Lui même s'assit près de l’entrée et tâta soigneusement le dos de chaque animal pour s'assurer que les Grecs essayaient pas de fuir.

Cependant Ulysse inventa une nouvelle ruse : il attacha les béliers trois par trois avec de l'osier et ligota chacun de ses hommes sous la bête du milieu.  Quant à lui, s'accrocha sous le ventre du plus gros mâle et, caché dans la laine, parvint ainsi à sortir de la grotte avec ses compagnons.

Une fois dehors, ils abandonnèrent leurs véhicules improvisés et coururent de toutes leurs jambes jusqu'au bateau qui les attendait caché dans une baie.  L'équipage es accueillit avec un grand soulagement.  Seule la pensée de ceux qui avaient péri dans l'aventure atténua leur joie : Polyphème avait dévoré six héros!

Mais comme ce n'était pas le moment de gémir, et que le danger était encore grand, Ulysse ordonna à son équipage de lever l'ancre après avoir embarqué des moutons.  Lorsqu'ils furent en pleine mer, Ulysse se retourna vers la côte hostile et cria :

«Polyphème, m'entends-tu?  Tu as eu la punition que tu méritais pour tes forfaits et ton impiété.  Tu n'as pas hésité à lever la main sur tes invités, aussi tu as été châtié par les dieux!»

Le géant entendit Ulysse et bondit hors de sa caverne.  Il arracha le sommet d'une montagne et le jeta en direction de la voix.  Le rocher tomba juste devant le bateau d'Ulysse et faillit le toucher.  Les vagues se levèrent et rabattirent le navire vers le rivage.  Ce n'est qu'au prix d'immenses efforts que les rameurs parvinrent à s'en éloigner à nouveau.

Lorsqu'ils eurent atteint une distance double de la précédente, et que l'île des Cyclopes était déjà loin, Ulysse appela de nouveau :

«Si quelqu'un te demande qui t'a rendu aveugle, réponds que c'est Ulysse, le roi d'Ithaque! »

« Malheur à moi!» s'écria Polyphème, «ainsi la vieille prophétie s'est réalisée.  L'augure m'avait dit qu'Ulysse m'aveuglerait. je pensais qu'il s'agirait d'un homme aussi grand que moi avec lequel je me battrais.  Et voilà que c'est ce minuscule individu dont la ruse me prive de la vue.  Mais tu verras, Ulysse : je dirai à mon père Poséidon de te faire voyager pendant longtemps avant de te laisser rentrer chez toi seul, ruiné, sans amis et sur un bateau étranger!»

Sur ces mots, il précipita un second rocher encore plus grand dans la mer et faillit briser le gouvernail.

Les Grecs s'arc-boutèrent sur leurs rames et franchirent une fois encore les vagues déchaînées.  Ils échappèrent donc au géant et rejoignirent bientôt leurs amis restés sur l'île des chèvres sauvages.  Ils partagèrent leur butin et Ulysse sacrifia à Zeus le bélier sous le ventre duquel il s'était échappé.  Mais le roi des dieux n'accepta pas son présent : instruit par Poséidon des malheurs de Polyphème, il prépara de nouveaux obstacles pour la suite de leur traversée.

Le lendemain à l'aube, les Grecs repartirent vers Ithaque.  Ils eurent quelques jours de traversée paisible, et atteignirent une île entourée de remparts d'airain.  La chance était avec eux, car dans ce pays vivait le roi Eole, qui commandait aux vents.  L'aimable souverain reçut avec égards Ulysse et ses compagnons et les questionna avec intérêt sur la guerre de Troie et leur voyage.  Des fêtes furent organisées en leur honneur pendant un mois tout entier.

Lorsqu'ils furent sur le point de repartir, Eole les aida dans leurs préparatifs et donna à Ulysse un cadeau aussi précieux qu'original : il emprisonna en effet dans un grand sac en peau de bœuf tous les vents contraires et le lia soigneusement avec une corde d'argent.  Puis il ordonna à une douce brise de gonfler les voiles des navires et d'emmener les bateaux grecs jusqu'aux côtes d'Ithaque.

Neuf jours et neuf nuits durant, le vent poussa les bateaux, puis enfin ils aperçurent la côte d'Ithaque.  Ils s'en rapprochaient si vite que bientôt ils purent distinguer les bergers assis devant leurs feux.  Alors, vaincu par la fatigue et les veilles, Ulysse endormit.

« Regardez ! » dirent les marins, « Ulysse s'est endormi.  Nous allons savoir à présent quels trésors il rapporte dans le sac de cuir du roi Eole.  Ce n'est pas bien de sa part de ne pas nous les montrer, il veut sûrement éviter de partager avec nous l'or et l'argent.»

Ils s'emparèrent du sac et l'ouvrirent.  Les vents déchaînés se ruèrent aussitôt par l'ouverture en gémissant et en sifflant.  Puis ils entraînèrent toute la flotte dans une gigantesque tempête et la rejetèrent loin de leur pays dans une mer inconnue.  Alors Ulysse se réveilla et vit le malheur qui était arrivé.  Pris de désespoir, il songea un moment à se jeter dans les vagues.  Lorsque la tornade se calma, ils s'aperçurent que les navires étaient revenus près des rivages de l'île d'Eole.

Le héros alla droit au palais où se trouvait le roi des vents.  Celui-ci à sa vue exprima son étonnement et lorsqu'il apprit la raison de son retour, il se mit en colère et s'exclama :

«Va-t'en de chez moi et quitte immédiatement mon pays.  Les dieux t'ont sûrement puni à cause d'un méfait que tu as commis. je te retire mon amitié ainsi que ma protection. »

Ulysse quitta tristement le palais et retourna auprès de ses compagnons.  Ils ne pouvaient plus compter sur la clémence des vents.  Les coques des navires fendirent les vagues avec difficulté malgré les efforts des rameurs, dont les fronts se couvraient de sueur.

Après avoir quitté l'île d'Eole, les marins fatigués abordèrent un pays montagneux qu'ils ne connaissaient pas.  Ils trouvèrent pour jeter l'ancre une baie accueillante, mais Ulysse fit mouiller son navire un peu plus loin près d'un rocher du haut duquel il voulait examiner la nouvelle contrée.

Une vaste plaine déserte s'étendait devant ses yeux.  Au loin s'élevait vers le ciel une colonne de fumée qui semblait indiquer l'existence d'une ville.  Le héros redescendit au port et envoya trois Grecs en mission de reconnaissance.  Ces hommes traversèrent la plaine, puis une épaisse forêt avant d'arriver aux portes d'une ville dont les maisons étaient gigantesques.  La première personne qu'ils rencontrèrent fut une jeune fille qui prenait de l'eau à une fontaine.  Elle était d'une taille inhumaine, grande comme une tour, mais elle répondit avec complaisance à toutes les questions que lui posèrent les émissaires.  Ils apprirent ainsi qu'ils avaient jeté l'ancre dans le pays des Lestrygons et que le nom de la cité était Télépyle.  Puis elle les emmena chez ses parents, qui étaient les souverains de l'île.  C'est là qu'ils eurent une des plus grandes surprises de leur vie : devant eux se tenait une reine aussi grande qu'une montagne.  Dès qu'elle les vit, elle appela son mari.  Sa voix ressemblait au fracas causé par une avalanche.  Quant au roi qui arriva en courant, c'était un véritable monstre.  Sans plus attendre, celui-ci s'empara d'un des hommes et le fit préparer pour son déjeuner.  Les deux autres marins réussirent à s'échapper et à rejoindre leur navire.

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