| Pélops |
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2006-10-03 04:47:44
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Pélops se demandait à quoi pouvait bien ressembler cette Hippodamie pour laquelle tant d'hommes avaient déjà perdu la vie. A cet instant, une porte s'ouvrit sur la façade du palais et une jeune fille vêtue de noir apparut. Pélops se cacha à l'ombre d'un mur et l'observa. La beauté de son visage pâle égalait celle des étoiles qui scintillaient dans le ciel. Elle passa devant les piquets et laissa échapper un profond soupir. Puis elle disparut comme elle était venue.
Très agité par cette étrange apparition, Pélops s'en retourna à la maison et après s'être recouché, passa une nuit agitée. Le lendemain matin, les rayons du soleil effleurèrent le visage du serviteur, qui s'éveilla et se mit à penser tout haut:
" Mon cher maître, nous devrions nous dépêcher de reprendre notre route. J'ai rêvé toute la nuit des prétendants décapités. je pense que nous ne sommes pas en sécurité ici. Partons. Faisons nos adieux à notre hôte et quittons la ville."
"La nuit dernière," dit Pélops, "j'ai vu Hippodamie. Elle est belle et triste. je vais aller trouver le roi OEnomaos et lui demander la main de la princesse. je courrai contre lui et je gagnerai la course. je délivrerai Hippodamie de sa tristesse et quitterai le pays avant de laisser à la prédiction le temps de se réaliser, car je n'ai aucune raison de souhaiter la mort du roi."
"Les dieux se sont-ils mis en colère contre vous," se lamenta le serviteur, "pour vous avoir inspiré une telle pensée ? " Il sauta de son lit et courut chercher le vieillard pour qu'il dissuade Pélops. En vain: sa décision était irrévocable.
Le char du soleil avait à peine commencé sa course dans le ciel que le fils de Tantale se présentait devant le roi OEnomaos. OEnomaos l'écouta attentivement, et, parce que ce jeune homme beau et courageux lui plaisait, il tenta lui aussi de lui faire abandonner son projet. Pélops, cependant, ne se laissa pas fléchir. Pour la première fois, OEnomaos trouva pénible d'avoir à sauver sa vie en sacrifiant celle d'un jeune étranger.
" Puisque tu insistes tant, eh bien ! prépare-toi ! " finit par s'écrier OEnomaos, clôturant la discussion. "Demain, nous disputerons la course."
Dans la grande salle du palais, Pélops vit Hippodamie. A la lumière du jour, elle lui sembla plus belle encore que la nuit. Elle jeta à Pélops un regard plein de chagrin, et se voila aussitôt la face. Elle aussi aimait ce jeune étranger plus que tous ceux qui jusqu'alors avaient prétendu l'épouser.
Son serviteur attendait Pélops devant le palais. A peine sut-il que son maître allait disputer la course le lendemain qu'il commença à le pleurer, comme s'il était déjà mort.
Pélops doutait, lui aussi, de ses chances de remporter la victoire. Les chevaux avec lesquels OEnomaos courait lui avaient été donnés par Arès, le dieu de la guerre, en personne; il était difficile de prétendre les vaincre avec des chevaux venant d'écuries ordinaires.
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